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Yémen : les combats se poursuivent malgré l’arrêt officiel des raids aériens

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Fin des opérations au Yémen, pour la coalition arabe. Un mois après le lancement de sa campagne, l’Arabie saoudite a annoncé mardi 21 avril l’arrêt des raids aériens et le début d’un processus politique. Mais cette déclaration n’a pas suffit à stopper l’hémorragie. Les combats se poursuivaient mercredi dans plusieurs villes du pays.

Des raids aériens de la coalition ont pourtant eu lieu sur des positions rebelles à Taëz dans la matinée. Les rebelles houthistes s’étaient emparés d’un camp appartenant à une brigade loyaliste, faisant une dizaine de morts des deux côtés. Des affrontements ont également été signalés à Aden, la deuxième ville du pays.

Washington ainsi que Téhéran ont salué l’arrêt de l’opération “Tempête décisive”, lancée le 26 mars. « Nous continuons à soutenir la reprise d’un processus politique avec l’aide de l’ONU et la facilitation de l’aide humanitaire« , a déclaré Alistair Baskey, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain. De son côté, l’Iran s’est félicité de cette nouvelle phase politique, baptisée “Restaurer l’espoir”, alors que le pays est accusé par l’Arabie Saoudite de soutenir militairement les rebelles.

Le président Hadi promet un retour proche

Les frappes aériennes sont parvenues “avec succès à éliminer les menaces pesant sur la sécurité de l’Arabie saoudite et des pays voisins”, a déclaré le ministère saoudien de la Défense. Mais si les objectifs militaires ont été atteints, celui politique est loin d’être achevé. « Les houthistes sont toujours là où ils étaient avant« , avance une source diplomatique occidentale. Le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié à Ryad a remercié la coalition arabe et “promis la victoire”, espérant pouvoir “retourner bientôt” dans son pays.

L’OMS a dressé le bilan des combats entre 19 mars et le 17 avril. Civils et militaires confondus, le conflit aurait fait 944 morts et 3 487 blessés.

En septembre, les rebelles houthistes avaient pris le contrôle de Sanaa, capitale du Yémen. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi avait été contraint de quitter son poste le 22 janvier et de se réfugier à Ryad. Depuis, le mouvement n’avait cessé d’étendre son emprise dans le pays.

Image d’en-tête : capture d’écran France 24

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